Rôti « anti-fatigue » : ma recette à l’Omnicuiseur

Ce rôti ultra tendre et savoureux, cuit à l'Omnicuiseur est un véritable délice.
La viande de cheval est aujourd’hui assez peu consommée en France. Pourtant, d’un point de vue nutritionnel, elle possède plusieurs caractéristiques intéressantes : riche en protéines, en fer et en vitamine B12, elle est généralement maigre et apporte également différents minéraux et vitamines du groupe B.
Et elle possède une autre particularité moins connue : sa teneur en L-carnitine, un composé étroitement lié au métabolisme énergétique.
Une viande particulièrement intéressante sur le plan nutritionnel
Comme le bœuf, la viande de cheval apporte des protéines de bonne qualité et donc les acides aminés nécessaires à de nombreuses fonctions de l’organisme.

Certains de ces acides aminés participent notamment à la synthèse du glutathion, l’un des principaux antioxydants naturellement produits par nos cellules.
La viande de cheval est
2 fois plus riche en fer et en vitamine B12, que le boeuf.
Ces deux micronutriments sont indispensables pour le système nerveux et la réduction de la fatigue, surtout quand on avance en âge.
Mais ce qui m’intéresse tout particulièrement dans cette viande, c’est sa richesse en L-carnitine.

La L-carnitine, au cœur de la production d’énergie
La carnitine joue un rôle essentiel dans notre métabolisme énergétique.
Elle participe au transport des acides gras à longue chaîne vers les mitochondries, ces petites structures présentes dans nos cellules que l’on peut comparer à de véritables « centrales énergétiques ».
Une fois acheminés à l’intérieur des mitochondries, ces acides gras peuvent être utilisés pour produire de l’énergie sous forme d’ATP.
Ce mécanisme est particulièrement important dans les tissus ayant de gros besoins énergétiques, notamment les muscles et le cœur.
Avec l’âge, le fonctionnement mitochondrial évolue et la question du maintien d’un métabolisme énergétique efficace devient particulièrement intéressante.
Plusieurs travaux se sont ainsi penchés sur la L-carnitine et son rôle potentiel dans la fatigue, la composition corporelle et le maintien de la masse musculaire chez les personnes âgées.
La viande de cheval une excellente source alimentaire naturelle de carnitine, ce qui ajoute à son intérêt nutritionnel.
Cuisine anti-âge, de la science à l'assiette : le guide gourmande pour vivre mieux et bien vieillir.
Ma recette du filet de cheval à l’Omnicuiseur

J’aime particulièrement cette cuisson parce qu’elle permet de cuire la viande sans la soumettre aux températures extrêmement élevées d’une poêle ou d’un barbecue.
Pour une pièce de 500 g
Sortez la viande du frigo 1 h avant la cuisson et l'asperger généreusement d'huile
On peut ajouter aussi quelques grains de poivre et du thym.
Déposez le filet de cheval sur la grille en position basse dans la cocotte de l’Omnicuiseur.
N'ajoutez pas d'eau dans la cocotte
Comptez environ 20 minutes de cuisson, avec les réglages suivants :
Haut : maxi
Bas : maxi
Inversion de la cocotte à mi-cuisson.
La durée exacte reste bien sûr à adapter à l’épaisseur de la pièce et au degré de cuisson souhaité.
Le secret : laisser reposer la viande
À la fin de la cuisson, ouvrez la cocotte puis replacez le couvercle légèrement en biais.
Laissez ensuite impérativement reposer la viande pendant 10 à 15 minutes avant de la découper.
Cette étape est essentielle : elle permet aux jus de mieux se répartir dans la viande et contribue à obtenir un filet beaucoup plus tendre et savoureux.
Servez ensuite immédiatement, découpé en tranches avec quelques légumes verts !

Et comme toujours : la modération
Aussi intéressante soit-elle sur le plan nutritionnel, la viande de cheval reste une viande rouge.
Or, la viande rouge a ses qualités et ses défauts : trop acidifiante, en excès, elle perturbe l'équilibre acido-basique.
D'où l'intérêt de l'accompagner de légumes verts.
Trop riche en fer : en excès, le fer devient pro-oxydant et augmente donc la production de radicaux libres (l'une des principales causes du vieillissement de l'organisme).
Cuite à très haute température (barbecue, poêle trop chaude), la viande provoque la réaction de Maillard — création de glycotoxines cancérigènes.
Privilégiez donc les cuissons douces ou maîtrisées, plutôt que les cuissons très poussées, les grillades fortement saisies ou les parties carbonisées.
Une à deux portions de viande rouge par semaine suffisent pour faire le plein de micronutriments et de protéines de bonne qualité, en variant les sources de protéines.
Des réglages précis, des conseils et astuces de cuisson à l'Omnicuiseur des viandes, des poissons, des légumes et des légumineuses, dans la nouvelle version du guide pratique :




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