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Ce que cache vraiment un jaune d’œuf...

il y a 6 heures
5 min de lecture

On connaît l’œuf pour ses protéines, ses vitamines et parfois… pour son cholestérol. Mais son jaune renferme aussi un nutriment beaucoup plus discret : la choline.

Longtemps appelée « vitamine B4 », la choline est essentielle au fonctionnement du système nerveux, elle participe également à la structure de nos cellules et joue un rôle important dans le transport et le métabolisme des graisses au niveau du foie.


Et devinez où elle se concentre ? Dans le jaune.

Une bonne raison de regarder notre jaune d’œuf autrement.

Du jaune d’œuf… au cerveau

L’histoire commence au XIXᵉ siècle.

En 1846, le pharmacien et chimiste français Théodore Gobley travaille sur le jaune d’œuf et en isole une substance grasse qu’il appellera plus tard lécithine, du grec lekithos, qui signifie justement « jaune d’œuf ».

Cette lécithine contient notamment de la phosphatidylcholine, une molécule riche en choline.

Mais ce qui est fascinant, c’est ce que notre organisme fait ensuite de cette choline.

Ce que fait la choline pendant que vous lisez

Pour lire ces lignes, vos yeux sautent d'un mot à l'autre. Le cerveau commande chacun de ces mouvements, et c'est un messager chimique, l'acétylcholine, qui transmet l'ordre aux muscles.

Ce messager est fabriqué à partir de choline, et il sert aussi, dans le cerveau, à la communication entre certains neurones.

La choline entre aussi dans la composition de phospholipides qui structurent les membranes de toutes nos cellules, neurones compris, et participe au transport des lipides et du cholestérol, en particulier dans le foie. Notre organisme sait en fabriquer, mais en quantité insuffisante : l'alimentation doit compléter. L'Anses fixe l'apport satisfaisant à 400 mg par jour pour un adulte.


La choline ne se résume pas à la mémoire ou au cerveau.

Elle sert à fabriquer l’acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans la communication entre certains neurones et dans la transmission des signaux vers les muscles.

Mais elle entre également dans la composition des phospholipides, notamment la phosphatidylcholine, qui participent à la structure des membranes de toutes nos cellules.

Et elle joue un autre rôle essentiel, moins connu : elle contribue au transport et au métabolisme des lipides dans le foie. Un apport insuffisant en choline peut ainsi favoriser des atteintes hépatiques et musculaires, comme le rappelle l’Anses dans la source que tu as reprise.

C’est donc tout l’intérêt de ce nutriment : cerveau, système nerveux, membranes cellulaires, muscles et foie sont concernés.

Et le jaune d’œuf dans tout ça ?

C’est justement l’un de ses grands intérêts nutritionnels.

Un gros œuf apporte environ 150 mg de choline, essentiellement concentrée dans son jaune.

À titre de comparaison, le repère d’apport satisfaisant indiqué dans le texte source pour un adulte est de 400 mg par jour.

Un seul œuf peut donc fournir une part appréciable de cet apport quotidien.

Et c’est là que le jaune mérite d’être réhabilité : lorsqu’on ne consomme que les blancs pour privilégier les protéines, on se prive précisément de la partie de l’œuf qui apporte la choline, mais aussi de nombreux autres micronutriments.


C’est une véritable matrice nutritionnelle.

Il apporte notamment :

  • de la choline : deux jaunes couvrent plus de 70 % des AJR

  • des phospholipides, dont la phosphatidylcholine ;

  • des lipides ;

  • des vitamines A (65% des AJR) B12 (150 % des AJR), E (18% des AJR)

  • des caroténoïdes comme la lutéine et la zéaxanthine.

des acides aminés indispensables : cystine, tyrosine, tryptophane....

Le Blanc, quant à lui est un trésor en protéines et en acides aminés !


Autrement dit, le blanc et le jaune n’ont pas le même rôle nutritionnel : ils sont complémentaires.

400 mg par jour : sommes-nous suffisamment couverts ?

Pas toujours.

Après 50 ans, un apport adéquat devient crucial pour préserver la mémoire, protéger le foie et soutenir le système cardiovasculaire.

Les données européennes citées dans le document d’origine font apparaître des apports moyens très variables selon les pays :

  • pour un repère de 400 mg/jour chez l’adulte.

Ces moyennes montrent que, dans plusieurs populations étudiées, les apports peuvent rester en dessous du repère, notamment chez les femmes.

Et la choline reste étonnamment méconnue.

Les bienfaits clés après 50 ans

  • Soutien de la mémoire et de la cognition : La choline est le précurseur de l'acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à la mémoire et à la concentration dont l'activité décline avec l'âge. Elle aide à limiter le déclin cognitif lié au vieillissement. [1, 2, 3]

  • Régulation émotionnelle : l'acétylcholine contrôle directement les émotions et le tonus du système nerveux. [1]

  • Anxiété et stress : un manque de choline dans le cerveau, en particulier dans le cortex préfrontal, est souvent observé chez les personnes souffrant de troubles anxieux. Un apport suffisant aide à réduire les niveaux de stress et d'anxiété. [1, 2]

  • Anti-fatigue et performance physique des personnes âgées :  la choline soutient commande neuromusculaire, la force et la récupération, tout en luttant contre les effets du vieillissement cellulaire.

Une assiette pour la tête : mon programme gourmand pour préserver son capital cérébral


  • Protection du foie (Anti-stéatose) : elle aide à transporter et métaboliser les graisses. Une carence en choline favorise l'accumulation de graisses dans le foie (syndrome du "foie gras" ou stéatose hépatique). [1, 2, 3]

  • Santé cardiovasculaire : elle participe à la régulation de l'homocystéine, un acide aminé dont le taux élevé après 50 ans est lié à un risque accru de maladies cardiovasculaires. [1, 2]




Où trouver de la choline dans l’alimentation ?


L’œuf est particulièrement intéressant, mais il n’est évidemment pas la seule source.

On en trouve également dans les abats, les viandes, les poissons , le brocoli et le chou-fleur.

Le quinoa, les lentilles, les noix et les graines en renferment un peu.


Et la cuisson à l'Omnicuiseur

La choline est très peu sensible à la chaleur. Contrairement à d'autres nutriments ou vitamines hydrosolubles (comme la vitamine C ou la vitamine B9), sa structure moléculaire est chimiquement stable à haute température.

Taux de préservation à la cuisson douce

Lors d'une cuisson douce environ 95 % à 100 % de la choline est préservée.

Les vrais facteurs de perte de la choline

Bien que la chaleur ne la détruise pas, la choline reste un composé hydrosoluble (soluble dans l'eau). Les pertes ne viennent donc pas de la température, mais du lessivage : 

  • La cuisson à l'eau (ébullition) : Si vous faites bouillir un aliment riche en choline dans un grand volume d'eau et que vous jetez l'eau de cuisson, une partie non négligeable de la choline fuira dans le liquide. 

  • La surcuisson : Une cuisson agressive à très haute température (friture, grill) peut altérer la matrice de l'aliment (les graisses ou les protéines qui l'entourent, comme dans le jaune d'œuf), ce qui réduit indirectement sa qualité nutritionnelle globale. 

Tout savoir sur l'oeuf et meilleures recettes à l'Omnicuiseur et en cuisson classique dans ce livret : 👇🏻🪢





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