On a tout faux sur le cholestérol !
- il y a 1 jour
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D’après les explications du Dr Réginald Allouche
Pendant des années, le cholestérol a été présenté comme l’ennemi numéro un de nos artères. Celui qu’il faudrait traquer dans notre assiette et faire baisser à tout prix.
Et pourtant, il y a un paradoxe étonnant :
sans cholestérol, nous ne pourrions tout simplement pas vivre.
Alors, le cholestérol est-il vraiment le grand méchant de l’histoire ? Pour comprendre ce qui se passe dans notre organisme, imaginons un instant que notre corps soit… une immense ville.
🏭 Le foie : notre grande usine à cholestérol

Au centre de cette ville se trouve une usine qui fonctionne jour et nuit : le foie.
Notre organisme fabrique lui-même la grande majorité du cholestérol dont il a besoin, principalement grâce au foie. L'alimentation n'en représente qu'une partie.
Et s’il en produit autant, ce n’est pas une erreur de la nature !
Le cholestérol est notamment indispensable pour :
construire les membranes de nos cellules ;
fabriquer des hormones, comme les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol ;
participer à la production de vitamine D ;
produire les acides biliaires nécessaires à la digestion des graisses.
Le cholestérol n’est donc pas un déchet dont notre corps chercherait à se débarrasser. C’est une molécule essentielle à son fonctionnement.
Alors pourquoi entend-on sans cesse parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol ?
🫒 Le problème de l’huile dans le verre d’eau

En réalité, les expressions « bon cholestérol » et « mauvais cholestérol » sont des raccourcis.
Le cholestérol est le même. Ce qui change, ce sont les particules qui le transportent.
Et il a besoin de transporteurs pour une raison très simple.
Le cholestérol est une substance lipidique. Or, notre sang est majoritairement constitué d’eau.
Faites l’expérience dans votre cuisine : versez un peu d’huile d’olive dans un verre d’eau.
L’huile reste à part.
Dans notre circulation sanguine, il faut donc un système capable de transporter les lipides là où l’organisme en a besoin.
Et c’est ici qu’arrivent nos fameux camions.
🚚 Le LDL : le camion de livraison
Imaginez un camion de livraison qui quitte l’usine.
Le foie lui confie sa cargaison et lui donne une mission :
« Va apporter ces lipides aux cellules qui en ont besoin ! »
Le camion circule dans le réseau sanguin et permet notamment d'acheminer le cholestérol vers les tissus.
Toc, toc ! Livraison !
Les cellules vont pouvoir utiliser ce cholestérol pour leurs membranes et de nombreuses fonctions essentielles.
C’est pour cette raison que présenter simplement le LDL comme du « mauvais cholestérol » est réducteur.
Le LDL désigne en réalité une particule de transport. En revanche, un taux élevé de LDL dans le sang est bien associé à une augmentation du risque cardiovasculaire.
Et cette nuance est essentielle.
♻️ Le HDL : le camion de recyclage

Maintenant, imaginons qu’après toutes ces livraisons, il reste du cholestérol dont l’organisme n’a plus besoin à certains endroits.
Un autre véhicule entre alors en scène : le HDL.
Cette fois, nous pouvons l’imaginer comme le camion qui récupère les bouteilles consignées.
Toc, toc ! Je viens récupérer ce qui doit repartir !
Le HDL participe notamment au transport inverse du cholestérol, c’est-à-dire son retour depuis les tissus vers le foie.
Le foie pourra ensuite le réutiliser, le transformer ou favoriser son élimination, notamment par l'intermédiaire des acides biliaires.
Voilà pourquoi on a pris l’habitude de surnommer le HDL le « bon cholestérol ».
Mais là encore, la réalité est plus subtile : LDL et HDL ne sont pas deux cholestérols différents. Ce sont des lipoprotéines qui le transportent.
🚦 Alors, où commence le problème ?

Revenons à notre ville.
Imaginez maintenant qu’il y ait beaucoup trop de camions de livraison sur les routes.
Ils circulent en permanence. Le trafic devient dense.
Et parallèlement, les routes commencent à être endommagées : tabac, hypertension, diabète et autres facteurs de risque cardiovasculaire peuvent contribuer à fragiliser l'environnement vasculaire.
Lorsque la concentration de particules contenant notamment du LDL est trop élevée, certaines peuvent pénétrer et être retenues dans la paroi des artères.
Des phénomènes inflammatoires participent alors progressivement à la formation de la plaque d’athérome.
🛡️ Le stress oxydatif : quand nos camions commencent à « rouiller »
Imaginez vos particules LDL comme des camions circulant toute la journée sur les routes.
Lorsqu’elles sont exposées à un environnement favorisant le stress oxydatif, certaines particules LDL peuvent être modifiées et oxydées.
C’est un peu comme si nos camions traversaient chaque jour une route sous la pluie, la pollution et les projections de gravier.

Petit à petit, leur carrosserie s’abîme et se met à rouiller.
Dans notre organisme, cette « rouille » correspond à l’oxydation des LDL.
Et c’est là que les choses se compliquent.
Les LDL modifiées qui pénètrent dans la paroi artérielle peuvent participer aux phénomènes inflammatoires impliqués dans la formation et la progression de la plaque d’athérome.
Et c’est là que le cholestérol devient un véritable enjeu cardiovasculaire.
Ce n’est donc pas aussi simple que :
« Cholestérol = mauvais. »
L'image est plutôt celle d'un système de transport dont il faut préserver l'équilibre et les routes.
🛣️ Nos artères sont les routes de notre ville
Une belle autoroute fluide permet aux véhicules de circuler facilement.
Mais imaginez maintenant cette même autoroute avec des voies rétrécies, une chaussée endommagée et beaucoup trop de véhicules.
Les problèmes commencent.
Dans notre organisme, c’est notamment pour cela que l’on ne peut pas interpréter le cholestérol sans tenir compte du reste : LDL, HDL, triglycérides, tension artérielle, glycémie, tabagisme, activité physique, alimentation, antécédents et risque cardiovasculaire global sont autant d'éléments à considérer avec son médecin.
Le message à retenir n’est donc certainement pas qu’il faudrait ignorer un LDL élevé.
C’est plutôt celui-ci :
❤️ Le cholestérol est indispensable à la vie. Mais sa circulation dans notre organisme doit rester sous contrôle.
Comment aider nos « camions » à mieux circuler… et surtout à ne pas « rouiller » ?
C’est justement tout le sujet de mon livre « Bye-Bye, Cholestérol ».
Parce qu’une fois que l’on a compris comment fonctionne le cholestérol, une question essentielle se pose : que pouvons-nous faire concrètement, chaque jour, dans notre assiette ?
🥗 Quels aliments mettre au menu pour agir sur son cholestérol sans manger triste ni se priver ?
🌾 Quelles fibres choisir et comment les intégrer facilement à ses repas ?
🐟 Quels sont les bons gras à privilégier et où trouver les précieux oméga-3 ?
🛡️ Quels antioxydants peuvent aider à protéger les LDL de l’oxydation, cette fameuse « rouille » de nos camions ?
🌱 Quels aliments contiennent naturellement des phytostérols ?
🥜 Pourquoi les noix, les graines, les légumineuses et les céréales complètes ont-elles une place particulière dans une alimentation anticholestérol ?
🦠 Quel rôle notre microbiote peut-il jouer ?
🌿 Quelles plantes et quelles épices inviter plus souvent dans notre cuisine ?
🚶 Et comment associer alimentation et activité physique pour prendre soin de nos artères au quotidien ?
Et surtout : comment transformer toutes ces recommandations en vrais repas gourmands que l’on a envie de manger chaque jour ?
C’est pour répondre très concrètement à toutes ces questions que j’ai créé
: non pas un livre de régime triste et restrictif, mais une véritable boîte à outils gourmande pour prendre soin de son cholestérol.
Vous y trouverez plus de 350 recettes (à l'Omnicuiseur et en cuisson classique), des conseils nutritionnels et 4 semaines de menus pour passer de la théorie… à l’assiette.
Parce que comprendre son cholestérol, c’est bien.
Savoir quoi mettre dans son assiette dès demain, c’est encore mieux.





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